💬 « À trop vouloir s’engager, on en vient parfois à s’oublier soi-même. »
40 % des moins de 29 ans déclarent vivre une solitude sociale au travail (Empreinte Humaine x BVA 2025)
Dans cet épisode, nous explorons le burn-out militant : comment s’engager sans se consumer ? Christèle Galpin (fondatrice d’Alfalfaz) et Thierry Salah (fondateur de BeWellcome) débattent en table ronde sur les signaux faibles, la sur-sollicitation, la déconnexion à la nature, et les bonnes pratiques pour se préserver (sommeil, lien social, activité physique, bulles perso…).
Découvre également le témoignage de Valentine Moncel, secrétaire générale de Tu feras quoi plus tard ? et étudiante. À 23 ans, elle jongle entre son ses études, ses activités sportives et son engagement pour l’accès à l’éducation pour tous. Elle partage son vécu pour préserver sa santé mentale tout en restant mobilisée sur la durée.
Tu découvriras dans l’épisode :
🔹 Comment déceler les signaux faibles avant qu’ils ne deviennent un burn-out
🔹 Comprendre ce qui t’épuise
🔹 Savoir quoi modifier pour t’engager sans te cramer
S’engager, c’est la nouvelle saison de Tu feras quoi plus tard ? ! Chaque épisode, c’est :
- 1 table ronde d’experts pour saisir les enjeux
- 1 témoignage inspirant pour découvrir comment agir
2 PETITES CHOSES AVANT DE PARTIR ❗️
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👉 Partage l’épisode à la personne à laquelle il te fait penser ! 👨❤️👨💡
Script de l’épisode 3 : Santé mentale : comment combattre le burn-out militant ?
Témoignage de Valentine Moncel, secrétaire générale de Tu feras quoi plus tard ?
Table ronde avec Christèle Galpin, fondatrice d’Alfalfaz et Thierry Salah, fondateur de BeWellcome
Armand Cosseron | 00:02.017
Hello, c’est Armand et tu écoutes, « Tu feras quoi plus tard ? » !
Louanne de la Motte | 00:07.325
Et moi, c’est Louanne, bienvenue ! Dans cette saison, nous explorons la notion d’engagement. Nous voulons permettre aux dirigeants d’entreprises et à toutes les personnes qui exercent des responsabilités de porter les engagements qui leur tiennent à cœur. Au service de la société et de la planète. Ensemble, partons à la rencontre de ces personnes inspirantes. Viens les découvrir et les écouter avec nous.
Armand Cosseron | 00:32.914
Dans ce troisième épisode, nous plongeons dans la santé mentale et le bien-être. Comment combattre le burn-out militant ? Car parfois, à trop vouloir s’engager, on en vient à s’oublier, soi-même. C’est pour ça que nous sommes partis à la rencontre de trois experts. Heureusement, nous n’avons pas eu besoin d’aller bien loin pour trouver la première personne. Il s’agit de Valentine Moncel, la secrétaire générale de l’association. Elle va partager ses astuces pour préserver sa santé mentale. Et s’engager sur la durée.
Louanne de la Motte | 01:01.378
Ensuite, on retrouvera Christèle Galpin et Thierry Salah pour débattre sur le sujet. Dans le monde entrepreneurial comme associatif, la solitude du dirigeant est une réalité. Christèle Galpin en accompagne beaucoup dans leur stratégie. Quant à Thierry Salah, il a créé BeWelcome, une startup qui permet aux entreprises de préserver la santé mentale de leurs équipes.
Armand Cosseron | 01:21.081
Ils sont inspirants, motivés, et nous sommes ravis de mettre leur sagesse à ta disposition. Excellente écoute avec tu feras quoi plus tard ? !
Valentine Moncel | 01:36.660
Salut, c’est Valentine, J’ai 23 ans et aujourd’hui, c’est moi que vous allez entendre pendant le podcast. Alors mon parcours, en quelques mots ? Je dirais un peu chaotique, mais chaotique dans ma tête, plus que dans la vraie vie. C’est-à-dire que j’ai toujours su ce que je voulais faire, mais ça a toujours changé. Dans le sens où j’ai fait le parcours classique, enfin classique, Il n’y a pas de classique en soi, mais ce qu’on peut appeler le parcours classique primaire. collège, lycée classique, lycée, public, terminale et première, ES, tout ça. Et après, je suis allée à la fac. À la fac, je me suis rendue compte que, contrairement au lycée, je ne voulais plus être journaliste. Contrairement au collège, je ne voulais plus être anthropologue. Contrairement à la primaire, je ne voulais plus devenir ethnologue non plus. Mais je voulais devenir professeure des écoles. Ça m’a un peu effrayée parce que je ne connaissais pas forcément le terrain. Je suis partie après la fac. Un an en Espagne, où j’ai tâté le terrain, justement, où j’ai été assistante de langue dans deux lycées. Et après, j’ai fait un master en recherche en sociologie parce que ça me passionne, que j’ai arrêté pour aller à Marseille, faire deux ans pour être professeur des écoles et que je recommencerai plus tard pour finir. Professeur des écoles et faire de la recherche en sociologie en même temps. Je voulais un peu sauver le système éducatif français et système éducatif en général, parce qu’il y avait beaucoup de violences éducatives. Là où j’ai fait mon stage, beaucoup de racisme, de sexisme, de machisme, de pas mal de choses. Et en même temps, Je me suis rendue compte que c’était là où on pouvait aider le plus les enfants. Et comme j’ai déjà fait de l’animation, aussi, depuis que j’ai 17 ans, je suis dans l’animation. Du coup, Je pense que c’était un peu un terrain qui était déjà préparé et qui s’est confirmé après une expérience pratique en réel. Alors, oui, J’ai une rencontre qui a changé ma vie et qui m’a… Mais c’est une rencontre négative du coup. Je veux dire dans le sens où j’ai eu ce déclic un peu quand j’ai vu que ma collègue… Était absolument exécrable avec ses élèves, que les élèves étaient prêts à arrêter l’option française. Juste parce qu’elle était prof, qu’elle a fait pleurer un gamin, qu’elle lui a dit que c’était un garçon, qu’il n’avait pas le droit de pleurer, qu’il y a eu une autre collègue que je pensais. Sympa, qui est venue en se rajoutant en disant que les garçons ne pleuraient pas. Et là, je me suis dit, moi, je n’ai pas eu une main tendue. J’ai eu un point noir en plein milieu de ma belle fiche blanche et ça ne m’a pas plu. Et c’est ça qui m’a donné envie de gommer ce point noir au gommage de ce point noir. Pour moi, l’engagement, c’est une vocation. C’est rapide, ce n’est pas la réponse complète, Mais c’est vrai que c’est le mot qui va avec dans le sens où on n’est pas obligé de prendre l’engagement comme une vocation. Pour moi, c’en est une. Pour moi, l’engagement, c’est le changement, c’est aider les gens, c’est pouvoir contribuer à niveau d’une petite goutte d’eau dans un grand océan. C’est changer le monde, un peu, si on grossit la chose. C’est comme ça qu’on va réussir à faire changer les choses, c’est comme ça qu’on va réussir à évoluer. C’est en s’engageant dans une cause plus ou moins forte, parce qu’on parle toujours d’engagement dans l’extrême, En fait, on peut aussi être engagé à petite échelle et ça marche tout aussi bien. Et on peut s’engager comme on veut, ça peut être à hauteur de mots, à hauteur de relégation sur les réseaux, à hauteur de grosses manifs, à hauteur de… De Salon de l’Orientation à Goussainville, Je pense qu’il y a plein d’échelles, mais dans la globalité, je dirais que… Que l’engagement, c’est la contribution au changement. Voilà, c’est comme ça que je le verrais. Ce qui m’a poussée à m’engager, Je pense que je suis née dedans. À 7-8 ans, J’étais en manif avec mes parents, avec ma casserole et ma cuillère en bois. J’ai été un peu, je pense, aussi le petit syndrome du sauveur qui est là et qui a toujours été là à l’école quand Machin se faisait, harcelé par Machin. Et que… Et que tu disais que tu avais envie de changer les choses et de t’engager dans la cause contre le harcèlement. Parce que tu trouves ça inadmissible. C’est un peu, je pense, des petits bouts du quotidien dans ma vie. Il n’y a pas eu de gros déclics, mais des petits bouts du quotidien dans ma vie qui ont fait qu’au final, Même si je n’ai pas été engagée, toute ma vie, j’ai fait des périodes, Toutes ces petites miettes-là ont amené à ces petits bouts de pain d’engagement. Au fur et à mesure de ma vie, je pense. Je pense que si j’avais un chef d’entreprise en face de moi et qu’il fallait que je le convainque de s’engager, Déjà, Je pense qu’il faut toujours commencer, malheureusement, avec certaines personnes par le côté sentimental. A leur expliquer que ça peut leur être bénéfique et aussi à toucher un peu à leur corps de sens. Sans être dans la manipulation, Mais je veux dire à toucher à leur corps de sensible en leur disant que vous avez vécu cette situation-là. Peut-être que vous ne la voyez pas dans votre entreprise, mais elle existe et ça vous a touché. Donc ça peut toucher aussi vos ouvriers, ça peut aussi vous toucher, vous. Donc, je pense qu’il faut commencer un peu par le sentimental et après leur expliquer avec des faits. Parce que, généralement, les gérants d’entreprise sont beaucoup dans le factuel, Ce qui est bien parce que tout ce qui est statistique, tout ce qui est chiffres, tout ce qui est nombre, recherche, C’est quelque chose auquel ils se réfèrent beaucoup. Donc aussi, amener des chiffres et des faits pour amener nos propos. Donc, je pense que c’est deux façons de faire. Et après, c’est aussi au choix de la personne. On ne peut pas forcer quelqu’un à s’engager. Ça, Je pense que c’est important de le dire aussi. On peut lui apporter tout ce qu’on a. On peut lui, on peut le motiver, mais on ne pourra jamais forcer quelqu’un. Donc, si la personne ne veut pas, au bout d’un moment, je pense qu’il faut arrêter. Mais si la personne est réceptive, voilà, commencez par le sentiment, Amenez des faits et lui dire qu’on est là pour l’accompagner et qu’il n’est pas tout seul. Ça, c’est important aussi. Ils sont beaucoup seuls, mais ils ne sont pas tout seuls. Il y a des assos, il y a des collègues à eux, les ouvriers qui sont aussi engagés, parfois, qui peuvent aider les chefs d’entreprise à s’engager, eux-mêmes. Donc voilà. C’est ce que je dirais, ce que je ferais si jamais j’avais à faire tout ça. Comme je disais, il y a plein d’assos à qui on peut poser des questions. Je pense qu’il y a des outils qu’on peut utiliser. S’ils ne savent pas comment faire, nous, On est là pour leur donner des outils ou pour les aider en direct. Parce que, comme je l’ai dit, ils ne sont pas tout seuls. Et il y a plein d’organismes qui permettent aux entreprises de s’engager, d’apprendre à s’engager, de se sensibiliser à l’engagement. Et je pense que c’est par là qu’il faut passer. Essayer tout seul, ça peut être une bonne chose, mais parfois c’est compliqué, donc ne pas avoir peur de demander de l’aide. L’association Tu feras quoi plus tard? Par exemple, naturellement, qui a un guide pour l’aide à l’orientation qui est bien, Il y a orientation for Good aussi comme mouvement, Il y a Article 1 qui peut aussi aider, Il y a plein d’assos sur Paris, en tout cas de ce que je connais, qui ont sûrement d’autres branches, Mais il y a aussi, je pense peu aidé dans ces initiatives là, les missions locales, les mairies. Les assos de quartier, les MJC. Franchement, il y a plein de trucs. Ça peut aller de grosses échelles, comme tu feras quoi plus tard, à des échelles plus petites, comme les associations de quartier, qui peuvent aussi être très à fond dans l’engagement et qui peuvent être aussi hyper aidantes dans l’accompagnement, je pense.
Ce que j’ai envie de dire à la personne qui écoute ce podcast, c’est que l’orientation, c’est un grand mot qui fait peur. Et il ne faut pas avoir peur. Parce qu’on est tous perdus dans la vie et que c’est compliqué, c’est normal, mais qu’il y aura toujours quelqu’un portant de la main, que ce soit un choc ou une aide, Que tu ne seras jamais seul, que c’est normal de changer d’orientation, que c’est normal de ne pas savoir ce que tu veux faire à 25 ans, que ce n’est pas grave de vouloir changer de métier après 10 ans dans une entreprise, que tout est normal, qu’il ne faut pas prendre peur, que le travail est sacralisé en France, à tort ou à raison, Mais en tout cas, c’est quelque chose de sacralisé. Et on peut le désacraliser tout en gardant en tête que c’est important, parce que c’est comme ça qu’on gagne. Notre vie, Mais c’est pas non plus le but de toute une vie et c’est pas mortel. Si on sait pas tout de suite ce qu’on veut faire ou si on est pas bien dans son métier et qu’il faut jamais se forcer. Il faut écouter son cœur, son esprit, sa santé mentale énormément. Et aussi que pour l’engagement, c’est comme ça qu’on change les choses, qu’on n’est pas obligé d’être dans une grosse asso et d’être pris tous les jours, qu’on peut aussi agir à petite échelle et que c’est toujours bien de s’engager un tout petit peu. Même si c’est une fois par an et que tout va bien. Et que j’espère que tout se passera bien. Et que le podcast aura aidé la personne qui l’écoute.
Louanne de la Motte | 10:05.268
Merci, Valentine pour ton témoignage. Maintenant, nous allons accueillir deux experts pour parler de la santé mentale et des manières de se préserver du burn-out militant.
Armand Cosseron | 10:14.140
En les écoutant, tu vas découvrir les tendances de la santé mentale en France en 2025 et identifier les manières de prémunir tes proches du burn-out. Allez, sans plus attendre, donnons la parole à Christèle Galpin et Thierry Salah.
Déjà, merci tous les deux d’être là aujourd’hui à Paris, pour la captation de ce troisième épisode de la saison 3. De tu feras quoi plus tard. Aujourd’hui, on poursuit le raisonnement sur l’engagement et aujourd’hui, On va plutôt aborder l’engagement sous le prisme de la santé mentale. Chaque année, on entend de plus en plus parler de burn-out militant, de burn-out associatif. Il y a toujours cette question qui s’est évoquée. Dans l’épisode, 2, du côté peut-être parfois curatif de l’engagement, Certains ont dit s’engager d’abord pour soi, avant de s’engager pour les autres. Et donc cette question aussi de se donner corps et âme à une cause, Jusqu’à quel point, quelles sont les limites, quelles sont les frontières. Donc, le but sur cet échange, ça va être de mieux. explorer, mieux comprendre ce sujet de la santé mentale dans l’engagement, que ce soit associatif ou non. Donc, pour ça, j’ai… Deux invités extraordinaires et je vais vous inviter à vous présenter en une phrase. Christèle, à toi honneur.
Christèle Galpin | 11:39.950
Premier challenge en une phrase. Tout d’abord, désolée pour la voix, ce sont les allergies, C’est le temps de l’année. En une phrase, c’est compliqué, 30 ans d’engagement dans le corporate, les ONG, les fondations, Avant de réaliser qu’en fait, au-delà de gérer des supply chains au niveau monde, pour des grosses sociétés, Ce qui m’alimentait le plus, c’était les personnes, les équipes. Et donc, depuis 2019, J’ai créé ma société dans l’accompagnement des dirigeants, quelles que soient leurs structures. J’ai commencé par les corporates, j’ai toujours beaucoup de corporates, Mais c’est aussi les structures telles que les associations, les fondations. Donc, on retrouve énormément le thème de l’engagement.
Armand Cosseron | 12:17.160
Merci, Christèle.
Christèle Galpin | 12:18.160
Longue phrase. Et toi, Thierry ?
Thierry Salah | 12:20.004
Merci pour l’invitation. Écoute, moi, je suis, Après pas mal d’expériences, plusieurs vies, soit entrepreneur, soit salarié. Aujourd’hui, Je suis un entrepreneur dans l’innovation sociale et j’œuvre au quotidien pour améliorer la santé mentale. Des équipes, que ce soit en entreprise privée, en organisation publique ou association.
Armand Cosseron | 12:38.733
Super, merci beaucoup pour tous les deux d’avoir joué le jeu de la petite phrase pour vous introduire. En fait, tous les deux, Vous avez créé vos structures, vous avez lancé vos initiatives. Est-ce que vous pouvez m’en dire plus sur ce qui vous a poussé à aller vers la création d’une activité Et au-delà de ça, que je le sens dans la manière dont vous vous présentez, et à… Un engagement et un sujet qui vous touche, qu’est-ce qui vous a amené à adresser ce sujet-là ?
Christèle Galpin | 13:06.293
C’est vrai, tu as raison. Pour avoir travaillé pendant 30 ans dans des sociétés qui ne m’appartenaient pas, j’avais en dehors de mon temps de travail qui était du coup très limité, des engagements dans des associations, dans des fondations parfois liés simplement à l’air du temps, parfois liés à des éléments très concrets, comme le cancer, enfin ce genre de choses. Et puis, quand j’ai décidé de me former sur la gestion du changement de façon très, très précise, parce que je gérais beaucoup de transformations, Je voyais qu’il y avait toujours un petit truc qui n’allait plus. Je suis tombée sur tout. Cet aspect psychologique, toute la systémique, la psychodynamique, Et j’ai été mais… À paix, en fait. Et donc je suis partie en créant ma propre société afin de mettre ce que je faisais en dehors de mon temps de travail. Au centre de ma vie, cet engagement. C’est-à-dire que j’ai créé une société pour pouvoir accompagner les dirigeants, mais aussi faire du pro bono sur 20% de mon temps. Du lundi au vendredi, pendant les heures de travail, pas le samedi, pas le vendredi soir. Donc, effectivement, créer ma propre structure m’a amenée à, Si tu veux, remettre l’engagement au centre, je dirais sous la lumière du jour et pas simplement le soir ou autrement. Donc m’engager pour aider les autres à s’engager, mais également moi, augmenter, ma part d’engagement de façon plus visible, Je dirais. Ça a coïncidé aussi d’un point de vue familial avec les enfants, qui grandissaient, Et c’est vrai que c’est quelque chose que j’avais envie de partager avec eux, qu’on partage. C’est-à-dire qu’on va s’engager, ça fait partie de ce qu’on doit faire. Pour moi, dans une vie, tu le sais, pour avoir survécu à un cancer, moi-même et dû malheureusement dire au revoir à ma sœur, la vie a un prix, je la trouve magnifique. Et s’engager, ça fait partie de la vie pour moi. Donc, je n’ai plus envie de l’avoir à côté en fait.
Armand Cosseron | 14:40.374
Oui, ce n’est même plus un luxe, l’engagement.
Christèle Galpin | 14:42.249
Non, c’est une cheville, vraiment chevillée au corps. C’est quelque chose qui, Si tu veux, quand tu me disais tout à l’heure, j’hésitais comment me présenter. Mais c’est vrai que moi, j’ai envie de dire amoureuse de la vie, tu vois, j’avais envie de dire ça comme chose, c’est vraiment la vie, je la trouve magnifique avec ses hauts et ses bas. On n’est pas dans l’édulcorant ou de l’optimisme forcé, mais voilà donc l’engagement pour moi, ça fait partie du sel, de la vie.
Armand Cosseron | 15:05.675
Merci, Christèle. Et toi, Thierry, tu veux rebondir ?
Thierry Salah | 15:08.477
Oui, de mon côté, c’est la conjugaison de plusieurs événements, plusieurs éléments. Il m’est arrivé un truc malheureusement hyper commun, mais vraiment très commun aussi, horrible que commun, C’est que j’ai failli avoir un accident très grave à cause d’un stress extrêmement élevé, limite de burn-out. Et malheureusement, J’entends beaucoup d’histoires comme ça, qui m’a fait réfléchir sur quelle est ma place, quelle est ma vision, quelle est ma position. Quelles sont mes actions ? Est-ce que ce que je faisais, qui était très bien, c’était ce que je voulais ? Est-ce que ce n’était pas une alerte, un signe Ça a pris un petit peu de temps. Et là, Je décidais ensuite de tester une chose qui me disait tiens, tu étais très stressé, la charge mentale, énorme.
Armand Cosseron | 15:49.903
Est-ce que tu veux, Je précise pour nos auditeurs, parce que moi, j’ai eu un test micro juste avant, om tu es rentré dans le détail de l’accident. Est-ce que tu souhaites en parler et apporter un peu plus d’éléments ?
Thierry Salah | 15:59.590
Oui, absolument, sans aucun souci. J’avais cofondé une entreprise il y a quelques années, qui fonctionne encore très bien aujourd’hui. Et lors d’un gros rendez-vous commercial, j’allais à la fleur, au fusil, sur mon scooter. Eh bien, Il était 8h30 un matin et j’étais tellement, tellement focus. C’est-à-dire que je me remettais, qui j’allais voir, qu’est-ce que j’allais lui dire, les comptes ou nos que je pouvais lui mettre en rendez-vous, sales, etc. Que je suis arrivé sur un rond-point et au lieu de tourner, je roulais à 40 à l’heure, 30-40. Au lieu de tourner, je suis fait un tout droit. Donc, Boum Je suis arrivé, je me suis éclaté. Et là, il s’est passé un… Ça aurait pu être fatal. Et là, de manière très mécanique, C’est très incroyable. Quand on comprend le burn-out, un des éléments du burn-out, c’est le déni. Et comme je n’avais que glissé, entre guillemets, j’ai soulevé mon scooter. Mon blouson était complètement arraché, mais j’ai soulevé mon scooter, qui était éclaté sur le côté gauche. Je suis allé au bureau. Et c’est uniquement parce que des collaborateurs ont vu mon scooter complètement explosé sur le côté qu’ils sont venus me voir. Et tout. Mais moi, je faisais ma journée, tu vois. Mon boss, à l’époque, m’a dit « non, non, on arrête, hop, à demain » . Et je me suis fait soigner. Mais ces éléments-là m’ont dit, de manière très laconique, On ne devrait peut-être pas mourir parce qu’on va travailler. C’est monté un peu, ça a pris un peu de temps à monter. Et à un moment, je me suis dit « bon, qu’est-ce que tu peux donner comme promesse aujourd’hui ? » Parce que qu’est-ce que c’est l’engagement L’engagement, c’est se lier à une promesse. Et ma promesse, elle a été de dire, un, Plus jamais ça, et de qu’est-ce que tu peux faire pour que ça n’arrive pas aux autres. D’où la création de Be Welcome sur la santé mentale. Be Welcome, aujourd’hui, C’est le premier agent IA qui a été construit avec des psychologues cliniciens qui arrivent à anticiper les risques psychosociaux avant qu’ils ne s’aggravent. Donc on a monté une solution, on a travaillé de longs mois. Qui permet aux entreprises, aux organisations, aux associations. D’avoir enfin la photographie en temps réel de la santé mentale, des équipes et des préoccupations. En même temps. Donc, on a monté un super outil qui permet enfin d’avoir un outil de pilotage bien-être. Plutôt que d’attendre les formulaires, les questionnaires, les scores NPS année après année, On a une espèce d’outil dynamique qui permet, semaine après semaine, mois après mois, de bouger le curseur et de dire tiens, On se rend compte qu’il y a un très gros stress chez nous. Pour d’autres entreprises, c’est un très gros désengagement. Donc, là, On permet justement de faire des recommandations et l’entreprise peut enfin agir en temps réel. Et le temps réel sur le… Sur le long terme, ça permet d’anticiper.
Armand Cosseron | 18:30.338
Justement, pour revenir un peu sur la santé mentale, tu évoquais la question du burn-out. Peut-être que je me tourne d’abord vers Christèle et après Thierry. Mais toi, Christèle, tu as l’occasion d’accompagner des dirigeants sur leurs activités. Est-ce que tu observes justement des évolutions un peu sur leur état d’esprit, leur santé mentale, pour des évolutions à ce niveau-là ? La première question, La deuxième question qui est très liée à ça, c’est quels sont les facteurs, selon toi, qui peuvent expliquer l’évolution de la santé mentale des Français. On voit que c’est un sujet qui émerge pour une cause nationale. 2025. On voit qu’en période post-Covid, au moment de l’année 2020-2021, Il y a eu des initiatives développées par le gouvernement pour en accesser plus facilement un suivi psychologique pour les étudiants. On sent que ça commence à s’emparer un peu. Qu’est-ce que toi, tu observes côté des dirigeants ? Quelle est l’analyse que tu en tires ? Sur ces facteurs qui peuvent affecter notre santé mentale aujourd’hui ?
Christèle Galpin | 19:30.362
Je peux juste constater que c’est énormément présent. C’est croissant. Alors, moi, j’ai envie de croire que ce n’est pas plus présent. J’ai envie de croire qu’on n’est plus capable maintenant d’en parler et que ça se fasse de déni, dont parlait Thierry, On y arrive plus rapidement et on est plus apte à pouvoir la verbaliser. Parce que si je me remémore toutes ces années en corporate, je me remémore des situations, je me dis en fait, Ils étaient en burn-out, mais ce n’était pas diagnostiqué, c’était comme ça. Donc, pour moi, il y a une présence de puissance. C’est un peu comme les maladies, on a l’impression qu’il y a plein de maladies. Mais en fait, on devient meilleur à détecter les maladies, donc je pense qu’il y a probablement dans la typologie des dirigeants, une forte présence, mais qui a, à mon sens, toujours été là, seulement. On n’est plus à même maintenant de la diagnostiquer et d’en parler. Je ne parle pas des jeunes, je parle vraiment des dirigeants. Si on reste encore sur ce créneau-là, pour moi, Il y a deux éléments qui sont facteurs et ce sera intéressant d’en discuter aussi avec Thierry, Mais il y a deux éléments que je peux que constater. C’est un, c’est la sur-sollicitation. C’est-à-dire qu’on est sur-sollicité partout. Alors, on ne va pas pointer que les réseaux sociaux, mais on aime bien être connecté et sous couvert que mais là, ce n’est pas le travail, c’est WhatsApp avec les amis, On est sur le sollicité, tout le temps. Il n’y a pas de pause où l’homme, étant un animal social, a besoin de ses interactions, Mais il a aussi besoin de se retrouver seul pour se retrouver. Ça, il y a rarement de la déconnexion. Donc, on est tout le temps sur sollicitation. Et l’autre élément, c’est qu’on s’est complètement éloigné de notre nature. Il y a beaucoup de dirigeants dans les multiples questions que je leur donne, Il y en a une, C’est quel est votre rapport à la nature On me regarde avec des yeux comme ça, en me disant « qu’est-ce que ça vient faire au milieu de ça ? » Et parce que je m’aperçois que les gens qui ont une propension au burnout et qui sont déconnectés, pour le coup, surconnectés, mais déconnectés de leur santé mentale, sont très éloignés de la nature. Et quand on leur demande la dernière fois que vous êtes allé, vous promener, ne serait-ce que dans un parc, Au contact, ils ne s’en rappellent pas. On reste un être humain, fait de cellules, et on a besoin de cette osmose avec notre environnement. Et si on est tout le temps dans un environnement qui ne permet pas d’avoir cette osmose avec la nature, qui est notre environnement? originel, Ça ne fait qu’aggraver nos problèmes de santé mentale. Pour moi, c’est vraiment les deux. Après, il y a plein d’éléments sous-jacents, Mais les deux que je peux observer, c’est vraiment ça. La coupure avec la nature, on est complètement dans un monde où la nature, on la fuit, on bétonne, on désherbe partout. Elle est mauvaise. Je ne dis pas qu’elle est que botte, mais cette déconnexion, c’est quelque chose qui est Corrélé avec l’anxiété qu’on a. Il y a plein d’études au Japon, On vous met dans une forêt, vous allez voir que tout de suite, ça va beaucoup mieux. Et les études le prouvent chimiquement. En parlant, nos molécules sont capables de communiquer. Donc, quand on prend une personne qui est sursollicitée, en dehors de tout lien naturel, et qu’en plus, elle-même ne va pas retrouver ce ressourcé, On aggrave en fait, et on aggrave dans le sens, Le nombre de personnes, mais aussi la rapidité, la progression. Parce qu’en fait, on est dans un cercle infernal. Ça, C’est une observation que j’ai pu avoir au fil de ces dernières années.
Armand Cosseron | 22:28.072
Super intéressant. Et ça me donne déjà envie de te poser des questions sur les éléments de réponse, les manières, justement, de contrecarrer ça. Mais d’abord, Je voulais voir avec toi Thierry, si c’est une chose que tu dressais avec ton activité.
Thierry Salah | 22:42.875
Non, hyper intéressant, ce qu’on constate. Alors le burn-out, il a plusieurs définitions. Donc, moi, je parle plutôt de charge mentale. Et la charge mentale, elle, est extrêmement élevée. Quel que soit l’âge, quelle que soit la fonction qu’on a, qu’on soit encore en reprise publique, privée ou en asso, Il y a trois éléments importants qui font que la charge mentale est élevée. C’est qu’un, on est en permacrise, c’est-à-dire la crise, Elle est là, constamment. Avant, on avait des crises, ça s’arrêtait. Et là, en fait, On va de crise en crise, une crise sociale, une crise économique, crise guerrière, On revient sur la sociale. Donc, on est en permacrise, mais tout le temps en crise, C’est un premier élément. Deuxième élément qu’il ne faut pas menuiser, c’est la perte de pouvoir d’achat. C’est-à-dire que ça, c’est un stress assez important pour tout un chacun et une grande partie des Français au quotidien, de se dire « je suis stressé par des éléments extérieurs, la permacrise, je suis stressé parce que comment je vais assurer ma fin de mois ou mon milieu de mois ? » Et le troisième, c’est ce dont tu parlais, c’est l’infobésité. C’est-à-dire que c’est le terme qui définit un stimuli constant à plein d’informations, voulues ou non, aux réseaux sociaux, au travail, en perso. Du WhatsApp à son Insta, TikTok, à son Slack, à ses emails. Il faut se rendre compte que nous sommes extrêmement sollicités. Et puis, C’est tellement bien fait qu’il y a des choses qui se passent. On a l’impression que son téléphone sonne alors qu’il ne sonne pas du tout. Donc, Il y a plein de petites phobies et pathologies qui arrivent à cause de cette infobésité. Donc, la charge mentale, Elle est due à beaucoup de choses, Mais il y a trois facteurs qui sont. Cette permacrise, le pouvoir d’achat qui est en baisse. Et cette infobésité dont tu parlais.
Armand Cosseron | 24:17.288
Et alors, comment est-ce qu’on prend du recul par rapport à tout ça ? Parce que ce que je vous entends dire, j’ai l’impression qu’on est dépassé par certains événements, dépassé aussi par certains usages. Comment est-ce que nous, à notre échelle, On peut prévenir, on peut s’émanciper de la perte de la crise, la phobésité, la baisse du pouvoir d’achat, de cet éloignement de la nature
Thierry Salah | 24:39.063
Il y a trois piliers de la santé mentale. Trois piliers, il y en a un qui est les relations sociales, le deuxième, qui est l’activité physique. Et le troisième qui est la nutrition. Donc, si on commence par le premier, d’avoir des relations sociales, un des éléments qu’on voit, Et d’ailleurs, c’est la première fonction du psychologue, c’est l’écoute. Donc une première chose, c’est d’en parler, de pouvoir en parler, sortir un peu, un mal-être, une préoccupation. Voilà, ça fait du bien. Ça, c’est le premier élément, avant toute chose, qui permet aux gens de se dire « Ah, bon, un, ça va, mais j’en ai parlé. Deux, Si on a une bonne écoute, on peut avoir aussi un conseil qui permet de réfléchir. Un petit peu, en tout cas, de se sortir d’une espèce de torpeur un peu centrée. » Premier élément, c’est la communication.
Christèle Galpin | 25:22.210
J’en rajouterai un. Tu veux bien que j’en rajoute un
Thierry Salah
Ah, je t’en prie.
Christèle Galpin
Je suis complètement d’accord avec les tiens. Et je rajouterai le sommeil.
Thierry Salah | 25:27.303
Ah oui, ça.
Christèle Galpin | 25:28.898
C’est un petit détail, tu vois. Quand tu dis par où on commence, je demande toujours combien d’heures ça dépend, Les personnes ont besoin de 7, de 9, peu importe, Mais quand on me dit, ça va super, je fais 4h30, 5h, ça ne va pas. Donc, une chose aussi basique que le sommeil permet, Parce que quand on a mal dormi, On n’a pas les niveaux qui sont remis. C’est comme une voiture, il faut faire ses niveaux et tu peux rouler. Si tu n’as pas fait tes niveaux, c’est dangereux de rouler. Donc, tant que tu n’as pas tes niveaux, qui sont l’alimentation, l’exercice, le lien social et ton sommeil, Ça ne peut pas aller. C’est aussi simple. On a l’impression qu’on est plus smart, qu’on a, on sait, améliorer, bypasser les systèmes, mais ce n’est pas le cas. L’être humain, même s’il a évolué, le poids du cerveau a évolué, notre hauteur, Mais les rituels de démarrage sont les mêmes. Il faut se nourrir, il faut dormir, il faut faire de l’exercice, il faut avoir du lien avec des gens.
Thierry Salah | 26:21.737
Je suis entièrement d’accord, puisqu’il y a énormément d’études historiques qui montrent qu’entre 1h et 3h du matin, le cerveau produit la sérotonine. Donc, ce qui est une hormone anti-stress. Et si on est réveillé, stressé en pleine nuit, où les nuits sont courtes, c’est compliqué sur le niveau de stress un peu quotidien.
Armand Cosseron | 26:40.808
Je rebondis juste sur ce que tu viens de dire, Christèle, sur les rituels. Tu dis, du coup, la réponse, Elle passe par des petites actions, des petites méthodes à mettre en place.
Christèle Galpin | 26:50.933
Oui, mais moi, je n’aime pas les… Je vais te remettre un nom. Les emporte-pièces, J’ai trouvé le nom. Les kick-cutters. J’aime pas les choses à l’emporte-pièce. Toi, Ce que tu décris, Thierry, C’est que vous êtes à l’écoute de l’organisation, parce qu’il faut ajuster par rapport aux personnes qui sont dans l’équipe. Moi, je fais pareil de mon côté. C’est-à-dire qu’on a plein d’outils, mais on vient et on s’adapte à la personne, là où est la personne. Donc, le rituel de base, c’est effectivement le sommeil. C’est-à-dire que là, tout le monde a besoin de ce sommeil. Après, ça dépend du nombre d’heures dont tu as besoin, mais après, ça dépend de ce dont tu as vraiment besoin. Les gens qui ont, par exemple, complètement coupé ce lien avec la nature, ça peut être, au départ, On ne va pas les balancer dans une jungle, Parce que c’est rajouter du stress, là où il y a déjà un niveau de stress qui est trop élevé. C’est de remettre ce lien avec la nature. Alors, ça peut être simplement des promenades dans le parc. Et ce n’est pas de devenir jardinier ou de pousser son potager du jour au lendemain. Ce n’est pas ça qu’on est en train de dire. On est simplement en train de dire quel lien à la nature est-ce qu’on veut construire. Ça peut être une personne qui vit en appartement, qui prend un animal. Pour avoir ce lien avec un autre être humain. Tout ça, si tu veux, au départ, ça part de s’écouter. Alors, c’est un peu contradictoire avec ce qu’on a sur sollicitation, l’infobésité, comme tu l’appelles Thierry, c’est-à-dire qu’on est sur sollicité. Alors, il y a eu toute cette vague d’attention à l’ego, Il faut détruire l’ego, Et on est arrivé maintenant dans un… Je suis d’accord, trop d’ego est insupportable, on est tous d’accord, mais l’ego, il est nécessaire pour vivre. Donc, on ne veut pas d’égocentrisme. Mais on veut de l’égoïsme. C’est-à-dire que si on n’est pas capable de prendre soin de nous-mêmes, comme tu disais tout à l’heure, On ne peut pas prendre soin des autres. Et là, on a eu des années de « il faut tuer l’égo, il faut tuer l’égo » . On a des gens qui, Du coup, ne s’écoutent plus sur les choses essentielles. Tu parlais de signaux faibles tout à l’heure que tu écoutes à l’intérieur de l’organisation, Thierry. Moi, je le fais avec les personnes que j’ai en face de moi. Quels sont vos signaux faibles ? Vous n’avez pas vu venir Moi, j’en ai fait un, Bernard, aussi. Je me suis retrouvée un jour entre deux avions. Malheureusement, pas très bon pour la planète, mais à ce moment-là, C’est comme ça que ça fonctionnait, assise sur un canapé et à pleurer. Mais pleurer, comme ça, je ne pouvais pas m’arrêter. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Et incapable de bouger, incapable de faire quoi que ce soit. En déni, effectivement. Mais quand on se retrouve devant la psychiatre qui me dit « Vous êtes en train de faire un bonheur, madame ? » Mais non, tout va bien, mais non, tout va pas bien. Et vous n’avez pas vu ça, vous n’avez pas vu ça. Et en fait, on revoit défiler, tu sais, tu te dis, ben si, J’ai vu, enfin j’ai pas vu, non, mais c’est vrai, ça s’est passé. Donc, en fait, écoutez-vous. C’est-à-dire que quand on est la santé mentale, elle ne surgit pas de zéro à cent. C’est progressif. Alors ça peut être très rapide, Mais il y a ces signaux faibles avant de devenir des signaux forts. Donc, ces rituels, c’est comment je vais aujourd’hui, mais véritablement se poser la question. Est-ce que je vais bien Est-ce que j’ai mal quelque part Est-ce que j’arrive pas à me sortir du lit ? Je traîne une flemme Est-ce que je n’arrive pas à digérer Ce genre de choses, le corps ne ment pas. Ça, c’est quelque chose que moi, J’ai appris. Et c’est d’où l’exercice qui permet, un peu comme ton instrument de musique où tu vas. Le bichonner, en prenant soin de ton corps, tu prends soin de ton instrument, de relation à la vie. Et ces signaux faibles… Tu pourras d’autant mieux les détecter parce que ton corps, lui, va t’arrêter avant. Et c’est pour ça que l’ultime point du burn-out, c’est que c’est ton corps qui lâche. C’est-à-dire que tu n’as pas écouté, tu ne veux toujours pas écouter, lui va t’arrêter. Seulement là, on a passé un stade qu’on ne veut pas passer, parce que c’est difficile après cette stade-là. Donc, écouter, ce petit rituel, c’est écouter et voir si ça change. Alors, ne pas être hypochondriaque, tous les jours. Faire ça à checklist, ce n’est pas ça que je suis en train de dire, mais… On a tendance à écouter les autres, à se comparer, à voir sur les réseaux et soi, comment est-ce qu’on est Et si à un moment, on est « j’en peux plus, on coupe, on va se balader, on prend un bol d’air, on fait un exercice de respiration » . La respiration, elle, appartient à tout le monde, où qu’on soit dans l’échelle sociale, où qu’on soit dans le monde, normalement, Si on est vivant, on respire. Donc, de faire cet exercice pour se calmer un petit peu et se dire « bon, alors, qu’est-ce qui se passe ? » . Et ça, ce rituel-là, il est essentiel, en fait. On ne le fait pas. On ne le fait pas. On attend d’aller chez un médecin quand on ne va pas bien, qui lui va essayer de vous poser plein de questions, Alors qu’en fait, on n’a pas besoin d’attendre. On peut faire ces rituels sur soi-même, écouter ces signaux faibles.
Armand Cosseron | 31:14.389
Vous avez dit que le déni fait partie des symptômes du burn-out. Si demain, j’écoute ce podcast, Demain, j’ai un nez proche où je me dis « Ouh là là ça ne va pas très bien » , qu’est-ce que je peux faire pour l’aider à aller mieux et traverser cette période ?
Thierry Salah | 31:28.889
Alors, il y a beaucoup de choses à faire. Première chose à faire, c’est essayer de détecter ces signaux faibles. C’est-à-dire de manière très pragmatique, que ce soit un ami, un membre de la famille ou un collègue, c’est de regarder déjà si les habitudes sont différentes. Est-ce que la personne arrive plus tard ? Est-ce qu’elle part plus tôt ? Est-ce que ça fait une semaine qu’elle tire la gueule ? Est-ce qu’elle somatise J’ai mal au ventre, j’ai mal au dos, j’ai mal au ventre, j’ai mal au dos. Est-ce qu’il se passe, ça Alors que socialement, est-ce qu’elle est un peu différente avant le déjeuner avec nous ? Maintenant, ça fait une semaine, dix jours, bah… Elle reste sur son bureau, Cette personne me dit qu’elle a trop de travail. Il faut que nous-mêmes, tout un, chacun, toute un, chacune, commencent à vraiment regarder un peu les proches pour se dire, tiens, il se passe quelque chose, et là, à ce moment-là, On est dans… C’est jamais facile parce qu’on ne sait pas toujours quoi dire, mais déjà dans l’écoute bienveillante, en posant des questions très ouvertes, non intrusives. J’ai remarqué que tu déjeunais beaucoup au boulot, le midi. Est-ce que je peux t’aider sur tes tâches ? Peut-être qu’on pourra déjeuner ensemble une fois ou deux. Donc, il faut essayer de bien regarder aussi soi-même, de bien écouter, et d’aller de manière bienveillante à une question ouverte vers l’autre. Et ça, ça peut peut-être déclencher un peu de communication. Ça, c’est la première étape. C’est pas facile au quotidien, mais quand on est jour après jour, avec encore une fois un ami, un membre de sa famille, C’est d’aller vers cette personne, et, de manière encore une fois ouverte et bienveillante, de monter. Comment vas-tu ? J’ai l’impression que moi aussi, ça m’est arrivé. Est-ce que tu veux qu’on en parle ?
Armand Cosseron | 33:02.722
Famille, amis, collègues ? Famille,
Thierry Salah | 33:03.903
amis, collègues, absolument.
Armand Cosseron | 33:05.367
Toi, Christèle, tu as des pistes aussi ?
Christèle Galpin | 33:07.050
C’est l’écoute, effectivement, c’est l’empathie. On voit bien quand quelque chose ne va pas chez une personne, on le sent, on le voit. On n’est pas forcément capable de mettre des mots, mais de dire, est-ce que je peux t’aider ? Ou simplement une présence bienveillante, Je reprends tes mots, Thierry. Parfois, et c’est la définition de l’empathie, C’est pas dire Je te l’avais dit Oh, là là, c’était simplement d’un côté de la personne. Et d’être avec elle et de dire, tu n’es pas tout seul dans ce que tu traverses. Et si jamais tu veux parler, je suis là. Et si jamais tu veux parler plus, on peut parler de recommandations. Mais ne pas la laisser. La personne seule, parce que c’est un cercle vicieux. En fait, le déni, on fait appel, je pointe mon doigt au cerveau, on fait appel à notre intellect, alors qu’en fait, C’est tout un mélange qui se passe à l’intérieur. On parle de santé mentale par rapport au cerveau, évidemment, mais il y a tout un équilibre entre nous. Et on peut faire appel à d’autres ressources. À un moment où on essaye de se raisonner parce que ce n’est pas possible que ça nous arrive, parce que non, parce que non. Voilà, c’est impossible. On est bon à ce qu’on fait, on a des bonnes revues, tout va très bien dans notre vie. Qu’est-ce qui peut C’est un surbonnage. Donc, d’être présent, d’écouter, d’offrir peut-être des bulles. Tu veux qu’on aille se promener Pas besoin de parler. Mais on parle, on marche côte à côte, on parle si la personne en a besoin. Et c’est simplement offrir une présence qui est là, en soutien. Et j’insiste sur l’écoute. Souvent, on n’y va pas parce qu’on se dit Je ne sais pas ce que je vais dire, mais ce n’est pas ce qu’attend la personne très souvent, C’est simplement d’avoir une présence et de savoir que la personne est là pour elle et qu’elle n’est plus seule.
Armand Cosseron | 34:35.452
Est-ce que vous avez un message en particulier que vous souhaitez partager aux auditeurs, aux auditrices qui nous écoutent Peut-être que ce sont des personnes qui sont très engagées dans leur quotidien, qui sont très impliquées. Est-ce que c’est le message fort que vous aimeriez
Thierry Salah | 34:49.819
Oui, ça. C’est une très bonne question parce que quand on est engagé, On a une espèce de feu sacré qui nous anime jour et nuit, H24, 7 sur 7. Et c’est un peu une lame à double tranchant. Parce que, un, c’est l’engagement qui donne l’énergie à avancer malgré les aléas. Mais en même temps, Il faut essayer de prendre du temps pour soi, pour essayer de faire la part des choses, Ce n’est pas facile, entre l’engagement et l’obstination. De manière très claire, on peut être très engagé sur une cause sociale, solidaire, et y penser. H24 7 sur 7. Il faut s’organiser physiquement des bulles à soi, ou en famille, ou en tout cas hors de l’environnement de son engagement, qu’il soit privé ou en assaut. Pour se dire, voilà, J’ai du temps à moi, je peux faire quelque chose. Exemple très concret, moi-même, ma petite personne. Quand on a lancé Bewelcome il y a un an, on a un fils qui avait à l’époque deux, trois ans. Et donc, à fond, fond, fond, fond sur le lancement, le GoToMarket, c’est parti, la com, la, la, la, la, la. Et je rentrais à la maison, j’étais encore sur mes e-mails, mes WhatsApp, mes Pacha. Et il y a mon fils qui vient dans mes genoux, papa, papa, papa, attends, bouge, pas, etc. Et il a fallu que ma femme me dise de manière très simple, quel choix tu fais ? Est-ce que quand tu rentres, tu veux continuer à bosser ou est-ce que tu veux jouer avec ton fils ? Tu sais, tu peux… Est-ce que tu ne penses pas que tu peux t’organiser ? Il a fallu d’une phrase, une phrase pour dire « Ok, entièrement récente. » Et depuis ce jour-là, c’était il y a un an, Tu vois, c’est très simple.
Armand Cosseron | 36:21.317
Ça fait un an que tu n’as plus vu ton fils.
Thierry Salah | 36:22.700
Voilà, je n’ai plus vu mon fils. Je dis « Bon, mais puisque c’est comme ça, je dors au bureau. » Et donc, on peut vraiment faire la part des choses. Et j’ai un partenaire de longue date qui gère plus de 500-600 personnes. Et qui est extrêmement efficace. De 8h à 18h. Et rentrer chez lui, il a trois enfants, c’est terminé. Sauf des périodes où on n’a pas un apnée, etc. Mais globalement, il faut se cantonner, il faut se donner des règles aussi pour un peu respirer. Si on ne respire pas, on étouffe. Donc, se fixer des cadres, des limites, des lignes rouges. Il faut que tu aies des vraies lignes rouges parce qu’encore une fois, quand on est engagé, On a une espèce de feu sacré, on est de tout feu, tout bois. Même quand on rentre, quand on est hors de notre activité, on pense à ça, on regarde ce qui se passe. Non, il faut vraiment, vraiment, les lignes rouges et couper un peu. Parfois, ce n’est pas grand-chose. C’est une heure par-ci, deux heures par-là, une balade en forêt, c’est salvateur.
Armand Cosseron | 37:19.340
D’accord, Merci, Thierry. Et toi Christèle
Christèle Galpin | 37:21.582
Je reprendrai, il faut respirer. Moi, je donne toujours la même image aux personnes qui, intellectuellement, ne se passent pas. Vous êtes dans un avion, Il y a une perte de pression. Quelles sont les consignes ? Vous devez le mettre sur vous avant de le mettre sur votre enfant. Moi, au départ, C’était incompréhensible. J’ai quatre enfants, je me disais, c’est pas possible, J’ai mon enfant d’abord. Sauf qu’en fait, la capacité respiratoire d’un adulte, Elle est plus grande que celle d’un enfant. Un enfant peut tenir un petit peu plus, il peut faire des plus petites. Donc, on a besoin de nous de mettre notre masque à oxygène en premier avant de le mettre sur celui de notre enfant. Et donc, de là, Si tu veux pouvoir prendre soin des autres, il faut que tu prennes soin d’abord. Donc, l’engagement à vouloir aider d’autres parties de la société, d’autres des associations de fonds de dotation, d’autres personnes en exercice. Je ne peux pas le faire si je ne prends pas soin de moi. Donc, je mets d’abord mon masque d’oxygène, je respire. Et effectivement, ça n’a pas besoin de dire. Je prends 10 jours au Caraïbe. Ce n’est pas ça qu’on est en train de dire. D’abord, la définition de la résilience, c’est ces périodes d’alternance. On ne peut pas aller à fond pendant 10 jours et puis continuer comme si de rien n’était après. On va à fond pendant 10 jours, on doit aller moins pendant 10 jours. C’est cet équilibre-là. Donc, c’est ces périodes. C’est marcher, comme on l’a dit, dans la forêt, C’est aller se voir un bon film dont on a vu, s’isoler dans une pièce en disant Ne me dérangez pas, j’ai envie de lire. Un bon café chaud ou chocolat chaud au coin du feu? Et laisser ses idées. Ce sont des petits moments, des bulles. J’aime bien ton expression. Thierry, C’est exactement ça. On a l’impression que c’est des montagnes à déplacer, alors qu’en fait, c’est l’alternance de ces… Parce que le travail, de toute façon, Il sera toujours là. Quand j’avais mes postes dans les grandes sociétés, je mettais d’abord mes activités perso. Perso, pour moi, c’était familial. Parce que le perso, rarement, déborde dans le pro. Mais le Pro déborde. Tout le temps dans le perso. Si on met bien ces lignes rouges sur le perso, à 10 heures, Je rentre le jour avec mon fils, j’ai un sport d’un de mes enfants, J’ai une pièce de théâtre que je vais aller voir avec mon mari, mon cousin, ma mère. Ça, c’est placé dans l’agenda. Et le reste va venir se remplir de toute façon. Mais au moins, Vous savez que vous avez ces bulles-là. L’avantage de le programmer, c’est que si jamais il y a un imprévu, parce que la vie est faite d’imprévus, elle va être déplacée. Parce que, comme c’était programmé, on va penser à le replacer quelque part. Alors que si on ne programme pas l’imprévu, c’est fini. Et puis on va aller d’imprévu en imprévu. Donc, c’est cette alternance en fait, parce que le feu sacré, il est là, donc il faut l’alimenter, mais il faut aussi lui laisser de retomber en braise de temps en temps pour pouvoir repartir. Donc, moi, c’est l’image du masque à oxygène. Il faut se mettre sur soi-même si on veut pouvoir aider les autres. J’ai plein d’images comme ça, tu ne peux pas chercher de l’eau, Enfin, un puits qui est à sec, tu vois, donc il faut… Je pense qu’on a notre langage qui est justement là pour nous aider. Pas besoin d’avoir quelque chose de très… Il faut être bien entouré. C’est clair parce qu’il y a aussi ça. On n’a pas parlé de ça, Mais il y a des endroits toxiques, des environnements toxiques où on ne va pas vous autoriser à le faire. Mais là, c’est à vous de savoir ce qu’il y a encore une fois. Signaux faibles. Quand ça commence à déraper, où est-ce que je veux aller.
Armand Cosseron | 40:18.448
Je résume pour les personnes qui nous écoutent. C’est éteindre ce podcast, aller faire un tour en forêt.
Christèle Galpin | 40:24.836
Dans un parc, aller voir un film.
Thierry Salah | 40:27.239
Prendre du temps pour soi. Si c’est lire un bouquin, on y va.
Christèle Galpin | 40:31.141
Une bonne séance de yoga.
Thierry Salah | 40:32.325
Voilà, si c’est écouter du son allongé, La bonne musique, c’est ça. Si c’est une balade, si c’est aller boire un coup avec des potes, c’est ça aussi. Un temps pour soi. Après, il ne faut pas se leurrer, ça peut être compliqué. Je suis, comme beaucoup d’entrepreneurs, beaucoup, beaucoup, si ce n’est pas une grande majorité, Je suis hyperactif, neuroatypique, Ce qui signifie que quand le cerveau est enclenché, c’est fini, ça court. Donc, il faut vraiment prendre sur soi, il faut vraiment réfléchir à ces espaces de déconnexion, sinon, on s’est foutus. Il faut vraiment, vraiment se poser.
Christèle Galpin | 41:04.631
J’ai en tête une phrase d’une jeune dirigeante qui était sursollicitée, à la fois d’un point de vue familial, professionnel, sur tous les plans de sa vie, Elle était sursollicitée. Elle n’y arrivait plus, on travaillait ensemble, elle n’y arrivait plus. Un jour, elle est arrivée et elle a dit « J’ai trouvé la solution, je me laisse aller au Burnout. » En ayant fait un. Moi, j’ai tous les… La somatique, c’était… J’ai tous les voyants en moi, physiquement, qui disaient « Oh là là pas possible ! » D’ailleurs, Je suis sortie à la bloquer du dos. Ça m’est jamais arrivé. C’est la seule séance où je suis sortie bloquée du dos, tellement j’avais… Et j’ai pris une feuille de papier, tu vois, Je l’ai froissée et après, je l’ai lissée et je lui ai montré. Je lui ai dit Tu vois, elle n’est pas comme avant. Elle est lissée, mais elle n’est pas lisse. Donc, tu vas aller au burn-out. Tu vas pouvoir t’en sortir, tu seras bien entouré, il n’y a pas de soucis, seulement tu ne redeviendras jamais. La feuille lisse, donc c’est ça qu’il faut garder en mémoire, Oui, on se sort du burnout, mais il ne faut surtout pas vouloir y aller. Et d’écouter ces signaux faibles et vite qu’on arrive par ce passage de la feuille froissée. Et il y a des fois, Il y a des personnes que moi, j’ai croisées où la feuille, elle, est encore un peu froissée. Un peu, beaucoup, donc il ne faut pas y aller, ça ne sert à rien. En fait, on a tout à perdre à aller au burnout, même quand on est en surproductivité, suractivité. J’imagine que tu dois aussi te ressourcer de façon très rapide. Constamment. Voilà, donc c’est pour ça qu’on dit qu’il n’y a pas d’emporte-pièce, c’est chacun voit ce dont il a besoin, mais c’est l’alternance, j’insiste énormément, c’est l’alternance de ces périodes, de ces bulles qui est importante.
Thierry Salah | 42:34.141
En tout cas, il est grand temps, on sera d’accord, Il est grand temps de prendre en main ces sujets-là de charge mentale pour les personnes, que ce soit entrepreneurs, entreprises, assos, tout type d’organisation. Il est grand temps de le faire parce qu’enfin, les tabous commencent à tomber un petit peu. On en parle, plus, pas assez. En France, tu as 60% des salariés qui sont en stress ou en anxiété constante. Tu en as moins de 10% qui en parlent à leur manager ou au RH. Donc, il y a encore beaucoup de boulot et c’est pour ça qu’on est là, pour essayer de faire bouger un peu les lignes ou en tout cas, discuter avec les organisations pour leur dire, voilà, Parlons de ce qui peut être fait aujourd’hui pour adresser ce sujet dès les premiers signaux faibles, avant que ça n’explose.
Armand Cosseron | 43:15.368
Carrément, C’est sûr qu’il faut que ce soit un sujet dont la société s’empare davantage. Je voulais vous remercier tous les deux sur la prise de hauteur, sur le partage de bonnes pratiques, qu’on soit concerné par cette charge mentale très élevée ou qu’on soit proche de personnes qui le sont. Dernier récap, Christèle, Si on veut te retrouver, on va où
Christèle Galpin | 43:36.252
On va sur alfalfaz.com, comme l’alfalfa, la graine de luzernz, mais avec un Z à la fin.
Armand Cosseron | 43:42.174
Et toi, Thierry ?
Thierry Salah | 43:43.304
Très facile, notre site web bewelcome.com. B-E-W-E-L-L-C-O-M-E.com. Voilà, toutes les infos sont là-bas.
Armand Cosseron | 43:52.794
Génial, merci beaucoup à tous les deux.
Christèle Galpin | 43:55.255
Merci à toi pour l’opportunité.
Armand Cosseron | 44:01.606
Merci beaucoup pour avoir écouté cet épisode. Nous l’avons conçu avec passion pour que tu puisses vivre de la tienne. Merci à nos formidables invités, à Louanne pour m’avoir accompagné dans sa conception. Et à Alice pour le montage sonore.
Louanne de la Motte | 44:14.634
J’espère que l’épisode te permettra de porter ton engagement encore plus loin. Et tu peux déjà t’engager en likant, commentant, ou tout simplement en nous disant ce que cet épisode t’inspire. Tu connais forcément des gens qui ont besoin de l’écouter. Partage-leur cet épisode, Ça te prendra un instant et ça leur fera plaisir.
Armand Cosseron | 44:31.264
Et poursuivons la conversation. Rejoins-nous sur LinkedIn, Instagram et TikTok. L’engagement se construit ensemble, et nous avons plein de victoires collectives à aller chercher. A très bientôt avec tu feras quoi plus tard.

